L’impact de la règle d'or des finances publiques sur le système budgétaire tchèque : réflexions autour d’un paradoxe

William Gilles

Résumé

[extract] Le 11 mars 2013, soit 4 jours après qu’il ait quitté ses fonctions de Chef d’État de la République tchèque, Václav Klaus affirmait que « le moment est venu pour l’Europe de prendre une décision fondamentale. Devons-nous continuer de croire au dogme selon lequel la politique peut dicter l’évolution de l’économie et donc continuer à défendre à tout prix la monnaie unique et tous les autres arrangements institutionnels similaires ou devons-nous enfin accepter qu’il nous faut revenir à davantage de rationalité économique ? Jusqu’à présent, les hommes politiques européens ont très majoritairement répondu à cette question que "Oui, il faut continuer en ce sens". Il est de notre devoir de leur faire savoir qu’une telle politique ne peut avoir que pour conséquence de rendre l’addition sans cesse plus lourde pour chacun de nous. À un moment, ces coûts deviendront intolérables et insupportables. Ils devraient donc répondre "Non" ».

Ces propos émanent certes d’un homme politique dont les prises de décision ont souvent été contestées tant au sein de l’Union européenne qu’en République tchèque, mais ils présentent l’intérêt d’émaner d’un ancien Président tchèque qui aura marqué la relation entre ce pays et l’Union européenne en raison notamment de son positionnement particulièrement eurosceptique et de la durée de son mandat. Non seulement, il fut Chef de l’État pendant 10 ans au cours d’une période marquante pour la République tchèque et l’Union européenne : son mandat a commencé en 2003, soit un an avant l’adhésion de la République tchèque à l’Union européenne, mais aussi dix ans après l’indépendance de son pays pour s’achever une décennie plus tard, le 7 mars 2013. Mais en outre, ses actes visant à dénoncer une intégration de plus en plus poussée de l’Union européenne ont plusieurs fois interpellé la scène européenne.

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