L’impact de la règle d'or des finances publiques sur le système budgétaire tchèque : réflexions autour d’un paradoxe

Auteurs

  • William Gilles Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Résumé

[extract] Le 11 mars 2013, soit 4 jours après qu’il ait quitté ses fonctions de Chef d’État de la République tchèque, Václav Klaus affirmait que « le moment est venu pour l’Europe de prendre une décision fondamentale. Devons-nous continuer de croire au dogme selon lequel la politique peut dicter l’évolution de l’économie et donc continuer à défendre à tout prix la monnaie unique et tous les autres arrangements institutionnels similaires ou devons-nous enfin accepter qu’il nous faut revenir à davantage de rationalité économique ? Jusqu’à présent, les hommes politiques européens ont très majoritairement répondu à cette question que "Oui, il faut continuer en ce sens". Il est de notre devoir de leur faire savoir qu’une telle politique ne peut avoir que pour conséquence de rendre l’addition sans cesse plus lourde pour chacun de nous. À un moment, ces coûts deviendront intolérables et insupportables. Ils devraient donc répondre "Non" ».

Ces propos émanent certes d’un homme politique dont les prises de décision ont souvent été contestées tant au sein de l’Union européenne qu’en République tchèque, mais ils présentent l’intérêt d’émaner d’un ancien Président tchèque qui aura marqué la relation entre ce pays et l’Union européenne en raison notamment de son positionnement particulièrement eurosceptique et de la durée de son mandat. Non seulement, il fut Chef de l’État pendant 10 ans au cours d’une période marquante pour la République tchèque et l’Union européenne : son mandat a commencé en 2003, soit un an avant l’adhésion de la République tchèque à l’Union européenne, mais aussi dix ans après l’indépendance de son pays pour s’achever une décennie plus tard, le 7 mars 2013. Mais en outre, ses actes visant à dénoncer une intégration de plus en plus poussée de l’Union européenne ont plusieurs fois interpellé la scène européenne.

Biographie de l'auteur

William Gilles, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Doctor of Laws, William Gilles is a tenured associate professor (HDR) at the Sorbonne Law School (University Paris 1 Pantheon-Sorbonne) where he is the director of the Master’s degree in Digital Law, and the director of the Chair of the Americas.
He is the cofounder and President of IMODEV.
He is a member of the board of the Sorbonne Law School, and a member of the Academic Board of the University Paris 1 Panthéon-Sorbonne, where he serves on the Research Council of the University.
He received several awards (1rst Prize of the Foundation Jacques Descours Desacres, delivered by the French Senate, 2014 SMBG Prize Trophée de la pédagogie, 2015 First Prize of the Instituto do Capitalismo Humanista, Brasil).
William Gilles is a former lawyer at the French Constitutional council (2009-2011).
Between 2014 and 2016, he was heard three times by the French Senate on Governmental Transparency, open data, and digital legal issues.
Since 2015, he is one of the two Open Government Partnership (OGP) IRM Researchers for France. 
He is the director of the International Journal of Open Government, and of the International Journal of Digital and Data Law.
His research focuses on open government issues (open data, government transparency, citizen participation, government accountability), digital law issues (right to privacy, cybercrime, fundamental rights in the digital society, tax law in the digital society), eGovernement, smart cities, and public finance. (accéder au CV)

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Publiée

2017-08-12

Comment citer

Gilles, W. (2017). L’impact de la règle d’or des finances publiques sur le système budgétaire tchèque : réflexions autour d’un paradoxe. Revue Internationale Des Gouvernements Ouverts, 6, 83–98. Consulté à l’adresse https://ojs.imodev.org/?journal=RIGO&page=article&op=view&path[]=214